Certains règlements de tournois laissent la raquette nue, sans antivibrateur, quand d’autres fixent des règles strictes sur la forme ou l’emplacement. Quelques pros s’en passent complètement, même si l’accessoire s’est imposé chez bon nombre d’amateurs. Les marques, elles, rivalisent d’idées pour imposer leur vision, mais personne ne tranche définitivement sur leur véritable impact.
Le débat sur la réelle utilité des antivibrateurs n’a rien d’anecdotique. D’un côté, la technique ; de l’autre, les préférences de chacun, nourries par les sensations ou les habitudes. Le monde du tennis reste partagé, et la discussion n’a rien perdu de sa vigueur.
Jouer sans antivibrateur : mythe ou vraie différence sur le court ?
Choisir de jouer sans antivibrateur, c’est faire le pari du contact direct avec la balle, sans filtre. Ce petit accessoire, inséré entre les cordes d’une raquette de tennis, promet de limiter les vibrations et d’absorber une part des chocs à chaque frappe. Pour certains, il s’agit d’un appui rassurant ; pour d’autres, d’une concession au confort. Difficile d’y voir une simple affaire de préférences : il s’agit bien d’équilibrer performance et préservation physique.
Les joueurs professionnels se tournent rarement vers l’antivibrateur. Leur priorité ? Garder la sensation pure, obtenir un retour immédiat, tout entendre, tout ressentir. Le son sec de la raquette sans accessoire fait partie de leur quotidien. À l’inverse, l’antivibrateur séduit la plupart des amateurs, soucieux de limiter les secousses qui remontent jusqu’au coude ou à l’épaule. La crainte du tennis elbow n’est pas une vue de l’esprit pour qui passe des heures sur les courts.
La performance tennis ne se résume pas à la force ou à la précision des coups. L’antivibrateur, en modifiant le bruit et le ressenti, adoucit parfois les sensations, mais ne change rien à la trajectoire ou à la vitesse de la balle. Pour beaucoup, il joue surtout sur le mental : c’est une barrière psychologique, un filet de sécurité contre la peur de la blessure.
Voici ce qui ressort quand on compare les points de vue :
- Prévention du tennis elbow : argument de poids pour les amateurs.
- Contrôle et sensations sans filtre : priorité des professionnels.
- Confort raquette : expérience très personnelle, qui varie d’un joueur à l’autre.
Impossible de trancher définitivement : chaque joueur construit sa relation avec la raquette, s’accommode ou non des vibrations, du bruit, du ressenti. Ce choix reflète une histoire singulière, où le corps et l’esprit dialoguent sans cesse.
Quels sont les différents types d’antivibrateurs et à quoi servent-ils vraiment ?
Si tous les antivibrateurs n’ont pas la même forme, leur principe de base ne varie pas. Deux grands modèles dominent le marché :
- Le bouton, discret, rond ou triangulaire, se cale entre deux montants centraux ;
- Le spaghetti, en forme de ver, s’étend sur plusieurs cordes et absorbe différemment les vibrations.
Derrière la forme, la matière fait la différence. Les choix principaux sont :
- Caoutchouc qui offre souplesse et flexibilité,
- Silicone pour un ressenti technique et précis,
- et parfois le métal pour ceux qui préfèrent la rigidité.
- Antivibrateur bouton : efficace pour amortir le choc principal.
- Antivibrateur spaghetti/ver : étalant l’absorption sur plusieurs cordes, il agit sur une zone plus large.
Les grandes marques comme Wilson, Babolat, Head ou Tecnifibre proposent des modèles variés, du plus classique au plus innovant. Les ShockOut, par exemple, ont été testés en laboratoire et affichent jusqu’à 92 % de réduction des vibrations. La personnalisation prend aussi de l’ampleur : couleurs, logos, formes originales, chaque joueur ou club peut s’approprier l’accessoire, qui devient parfois objet promotionnel ou collector lors d’un tournoi.
Quelle que soit la marque ou le modèle, le but reste identique : réduire la transmission des vibrations indésirables dans le bras, sans changer le comportement de la balle. Les modèles en caoutchouc ou silicone misent sur l’amorti et la douceur ; les plus rigides favorisent le retour d’information. Les dernières innovations, emmenées par ShockOut, affinent encore ces sensations et permettent parfois un ajustement sur-mesure.
Installation, astuces et erreurs fréquentes : bien utiliser son antivibrateur au quotidien
Installer un antivibrateur n’a rien de compliqué, mais quelques détails font la différence. Selon la réglementation ITF, il doit être placé sous la dernière corde horizontale, entre les deux montants centraux. Jamais sur une corde croisée, au risque de se retrouver hors-jeu lors d’un match officiel. Ce point précis est trop souvent négligé, alors qu’il peut avoir des conséquences directes en compétition.
Pour ceux qui aiment la simplicité, l’élastique reste une alternative astucieuse, légère et efficace. Quelques joueurs multiplient les antivibrateurs sur la même raquette, mais cela ne change pas grand-chose : un seul, bien positionné, suffit amplement à filtrer les secousses.
Le réglage du serrage n’est pas à prendre à la légère. Trop lâche, l’antivibrateur risque de voler en plein échange ; trop serré, il finit par déformer la corde et raccourcir la longévité du cordage. Les modèles spaghetti exigent une installation plus minutieuse, mais l’opération reste accessible à tous, quel que soit le niveau.
Un coup d’œil régulier à l’état de l’accessoire s’impose. Dès qu’il présente des signes d’usure, de fissures ou qu’il se fend, il perd en efficacité. Remplacer l’antivibrateur dès les premiers signes de fatigue permet d’éviter le retour des vibrations parasites, surtout pour ceux qui jouent sur surface rapide ou envoient des frappes appuyées. Ce petit geste fait toute la différence en matière de confort et de qualité de jeu.
Partagez vos expériences et découvrez les conseils des passionnés et experts du tennis
Sur le terrain, la question de l’antivibrateur suscite autant de débats que le choix du cordage. À la Mouratoglou Academy, par exemple, entraîneurs et jeunes joueurs échangent sur ce que ressent le bras : distinguer l’apport du confort de la sensation pure, apprendre à écouter son corps. Certains comme Daniil Medvedev ou Albert Ramos-Viñolas optent pour le jeu sans antivibrateur, préférant le contrôle absolu et une lecture fine de chaque frappe. Pour eux, la vibration n’est pas une gêne : elle informe, guide, affine le geste.
L’accessoire devient aussi un objet à s’approprier. De nombreux clubs proposent des antivibrateurs à leurs couleurs, à l’image de ce que l’on retrouve chez My-tennis.fr. Pour certains collectionneurs comme Marc Siegfried ou Thomas Pauchard, les séries limitées ou les modèles spéciaux distribués lors de tournois sont autant de pièces convoitées.
Les tests menés par des passionnés et relayés sur les forums spécialisés ne manquent pas. Stéphane Penso, par exemple, a testé le modèle ShockOut et confirmé sa capacité à réduire fortement les vibrations. Les retours d’expérience sont variés : certains gagnent en confort, d’autres doivent s’adapter, certains perdent momentanément leurs repères. Le temps d’ajustement revient souvent dans les témoignages.
Pour mieux comprendre les différentes approches, voici quelques pistes à explorer :
- L’avis d’un joueur de club, la pratique quotidienne d’un professionnel, ou encore les conseils d’un kinésithérapeute spécialisé en tennis elbow : chaque point de vue apporte un éclairage utile.
- Pour trouver la configuration qui vous convient, testez plusieurs options, échangez avec votre entourage et, surtout, fiez-vous à ce que votre bras vous renvoie sur le court.
Au fond, chaque joueur finit par écrire sa propre partition : certains préfèrent la netteté d’un échange sans artifice, d’autres misent sur le confort et la tranquillité. Le terrain, lui, ne ment jamais. Quelle route choisirez-vous lors de votre prochain match ?


